Chübichaï

Chübichaï

Chübichaï

Cie Le vent des Forges

Création 2006

A partir de 18 mois

Du 29 au 31 mars à Cergy, et du 7 au 9 avril à Villiers-le-Bel

Le CHÜBICHAÏ est un enfant au visage rond comme la lune.

Il appelle sa maman. Mais elle ne répond pas. Il part à sa recherche.

Sur son chemin, il rencontre des personnages étranges, des êtres bienveillants, des ogres terrifiants…

Retrouvera-t-il sa maman ?

Un jeu d’enfant. Quand la chambre d’enfant devient le théâtre des peurs enfantines…

Quand le petit se cache sous son lit pour jouer à l’enfant perdu, abandonné… Quand il s’invente un monde hostile et qu’il grimpe au sommet de ses montagnes imaginaires….

Deux comédiennes manipulent les personnages nés de la terre. La voix se modèle au rythme des masques naissants. Tour à tour, elles pétrissent comme l’artisan et manipulent comme le marionnettiste.

Conception et interprétation : Odile L’Hermitte et Marie Tuffin

Production : A3 Production

CHÜBICHAÏ, PRIX PETITE ENFANCE DU JURY MOMIX 2009

Les mains dans la terre

« Il était une fois un petit bout de toi… » Tout en pétrissant l’argile grise, jouant avec la matière, les mots, les musiques et les gestes, deux femmes content l’histoire initiatique de Chübichaï. Un Chübichaï qui n’existe au départ que dans la sonorité de son nom. Il va naître progressivement de la transformation de la terre, objet central et magique de cette pièce qui se construit et se déconstruit à vue. Jamais installé dans un univers unique, Chübichaï est un héros en voyage, une petite bille argileuse qui s’enrichit et se modifie au cours de sa quête. Une quête d’importance puisqu’il cherche et réclame à corps et à cri sa mère. Chaque épisode traversé, qui efface aussitôt l’ancien, est une épreuve de la nouveauté. Si les conteuses sont joueuses, elles n’en sont pas moins féroces. D’un geste de la main, elles anéantissent systématiquement les créatures qu’elles sculptent pour les rendre à leur état originel. En chansons inspirées du rap, du jazz ou de traditions populaires, elles ouvrent l’horizon d’un monde qui n’en a jamais fini de révéler la diversité de ses couleurs.

Nombreux sont les voyages initiatiques racontés aux enfants. Celui de « Chübichaï » a la particularité de s’inscrire dans un même matériau référent, la terre/la mère, qui a le pouvoir d’être ou de disparaître sous la volonté de la main. Rattachés à cet élément fondateur et rassurant, les petits spectateurs se laissent librement embarqués dans une aventure qui les confronte, sans les désarmer, à leurs peurs du monstre, du grand ou du méchant.

Dominique Duthuit

Compagnie Le Vent des Forges

La Compagnie de Théâtre d’Argile Manipulée Le Vent des Forges, créé en octobre 2005, s’implante sur le Val d’Ille, dans la Ferme de Bel Air à Montreuil-Le-Gast (35) sous deux yourtes spectacle.

C’est un lieu permanent et nomade, consacré à l’art du Geste et à la Poésie à travers deux médians : la Terre et le Théâtre.

L’alliance de ces deux arts invite à la recherche et à la création : spectacles, installations vivantes, chantiers, stages.

Le Théâtre d’Argile Manipulée

Manipuler l’argile

Quand nous parlons de la manipulation de l’argile, nous parlons de ce qui en résulte pour raconter, pour composer un spectacle. La manipulation de l’argile requiert une connaissance de la matière, en particulier sa plasticité, sa qualité de grain pour l’impression, sa résistance aux mouvements, à l’étirement, sa capacité à garder l’eau. La terre est ainsi préparée minutieusement avant le jeu, suivant la malléabilité désirée Les différents états de la matière servent la forme du spectacle : de l’état liquide à la dureté du cuir, jusqu’à la poudre. De la même manière ses composants peuvent être utilisés distinctement : micas, silice, oxydes, ocres.

Argile : une histoire de matière

L’argile contient l’évocation de l’existence humaine, son histoire, sa mythologie, sa chair même, ses métamorphoses. Par sa constitution géologique, elle évoque puissamment l’humus, l’homme rendu à ses origines. L’argile provient de la décomposition de roches préexistantes (roches mères). C’est une terre de rebut, infertile, rejetée par le paysan, une terre de rien. C’est justement ce « rien » qui nous intéresse, nous replaçant tous à pied d’égalité de petit homme nu. L’argile retient l’eau de la source, tapisse le lit des rivières. Façonnée en bol, elle s’accorde à la main pour recevoir l’eau et la bouche de l’homme. Elle façonne son abri et reçoit ses premières traces, ses premiers mots.

Métamorphose

Entre l’art de la terre et l’art dramatique, nous découvrons des liens étroits, des voies de navigations inattendues où le geste théâtral se matérialise et se transforme. Lieu de la métamorphose, de la sculpture vivante sous les mains de l’acteur sculpteur, les drames surgissent dans l’engagement

Le TAM

La création du spectacle « Chübichaï », la tournée qui a suivi, les rencontres avec les spectateurs, les artistes et tous les professionnels du spectacle, nous ont amenés à formuler ce que nous avons appelé alors « Le petit théâtre de terre ». Avec la création du prochain spectacle « Amé Gaïa », nous affirmons d’avantage le parti pris de la terre et nous lui donnons le nom de « Théâtre d’Argile Manipulé ».

http://www.leventdesforges.fr