La Campagne en secret

La Campagne en secret

La Campagne en secret

Compagnie Les bruits de la lanterne

Le 27 mars à Sarcelles, le 8 avril à Saint-Ouen-l’Aumône, les 10 et 11 avril à Arnouville

De grandes tentures de tissu blanc installées au-dessus et sur chaque côté de la scène, un petit objet motorisé avec une forte intensité lumineuse se déplace lentement et met en ombre des branches, des herbes, des fleurs…tout un chemin de nature.

Dans le plaisir à ralentir le temps, percevoir le jour qui se lève, la nuit qui s’installe, écouter le chant d’une rivière qui coule… prendre le temps de se poser devant ces beautés reconstituées.

Poésie et Musique accompagnent ce chemin parcouru ensemble.

Mise en scène: Catherine Morvan et Jean-Claude Oleksiak
Comédienne, manipulation d’objets, chanteuse: Catherine Morvan
Musicien : Jean-Claude Oleksiak

Avec le soutien du Conseil Général de Seine Saint Denis, du Théâtre de Vanves, de la MJC de Chilly Mazarin, de la Ville de Neuilly sur Marne et de la compagnie ACTA dans le cadre des PREMIERES RENCONTRES.

La chronique

De jardin à cour, posée sur des rails, le faisceau d’une petite lampe parcourt lentement une grande tenture de tissu blanc d’où surgissent des ombres mouvantes de feuilles, d’arbres ou de fleurs.  C’est à un voyage contemplatif au cœur d’une nature mystérieuse que nous convient Jean-Claude Oleksiak et Catherine Morvan. Il est compositeur et musicien, elle est chanteuse et plasticienne. Pas de véritable histoire dans leur spectacle, le fil dramaturgique, s’il en est un, ce sont les poèmes de François Cheng, des mots qui tendent à évoquer la beauté conjuguée du monde, de la nature et du corps humain.

Pour que les tout petits puissent se laisser bercer par leurs sonorités, un univers à la frontière du visible et de l’invisible se compose en direct sous leurs yeux. Dans une quasi-obscurité, ils se laissent happer par le chemin des ombres créées par des lanternes magiques, des lanternes vives, des vieux phares de vélo. Une simple branche ou une feuille fragile se métamorphosent en arbre séculaire ou en oiseau picoreur. Dans l’émerveillement, ils découvrent une représentation impalpable d’une nature en éternel mouvement.

Les sons de la contrebasse, de la flûte traversière, les frottements des cailloux, les phonèmes, sont autant de petites touches sonores qui ouvrent toujours plus large notre champ de perception. On entre tous, artistes et spectateurs, dans un ailleurs qui s’apparente au rêve, un ailleurs que chacun peut s’approprier librement.

Dominique Duthuit