Ouïe, peut-être

Ouïe, peut-être

Ouïe, peut-être

Compagnie Cincle Plongeur

Création 2006

A partir de 1 an

Du 31 mars au 3 avril à Argenteuil, et les 14 et 15 avril à Marly-la-Ville

Quelle est notre musique de tous les jours ?

Dans « Ouïe, peut être », le corps écoute ; il est bercé, secoué, porté par des sons du quotidien : la mare aux grenouilles, l’approche d’une motocyclette, un chanteur jouant de la guitare dans le métro… Peu à peu, des univers sonores composent la partition du spectacle où la danse permet de créer des paysages, de dessiner des sentiments et des histoires.

Ce spectacle éveille la curiosité des petits pour ces sons qui nous environnent et les émotions qu’ils procurent. Une approche du monde aussi intense que celle offerte par le regard. Une invitation à percevoir autrement les choses et les êtres du quotidien.

Chorégraphie et interprétation : Anne-Laure Rouxel
Musique originale : Anne-Laure Rouxel et Woudi
Lumières : Nicolas Guellier et Franck Thévenon
Costumes : Sabine Alziary
Assistantes à la chorégraphie : Manochhaya et Frédérique Grange
Régisseur général : Nicolas Guellier
Coproduction Cie Cincle Plongeur / Espace Malraux, Ville de Joué-les-Tours
Avec le soutien du Conseil Général d’Indre et Loire et du Centre Dramatique Régional de Tours
Photo: Arnaud Ville

Compagnie Le Cincle Plongeur

Anne-Laure ROUXEL – Chorégraphie et interprétation

Après une formation très complète et diversifiée en danse (classique, contemporaine, indienne, hawaïenne, flamenco et claquettes), Anne-Laure Rouxel crée en 1994 sa compagnie dont le nom, Cincle Plongeur, donne une belle image de sa démarche puisqu’il est attribué à un petit oiseau vif et agile qui vit sur les bords des torrents de montagne et marche sous l’eau pour se nourrir. La création « Peum-Peule », en 1995, marque déjà par son caractère inattendu, ses scènes déroutantes puissamment guidées par la musique. En 1997, elle crée « Polypode » : un comédien-danseur de 45 cm de haut (Jean-Claude Grenier atteint de la maladie des os de verre), perché sur un fauteuil prototype, devient le complice de la jeune femme dont la journaliste Dominique Darzacq dit qu’elle est «  un petit miracle d’humour et de tendresse… (avec) cette grâce naïve qui met la vie à fleur de gestes et de cils. » Cette rencontre artistique de l’autre dans son altérité la plus radicale fut remarquablement accueilli par le jeune public. « Je sentais les enfants complètement pris dans l’histoire.  Ils entraient dans la poésie. J’ai pu vérifier combien ils étaient en éveil, réceptifs au moindre son, au moindre geste» De ce constat, renforcé par une expérience d’ateliers de pratique chorégraphique dans les écoles, elle crée successivement « Les petites pièces chorégraphiques » et « 66 milliards/ cm²/ seconde », deux spectacles au travers desquels la chorégraphe qui danse parce qu’elle n’a pas les mots, préfère l’environnement sonore. « Les sons racontent la vie » se plait-elle à dire en compagnie de son compositeur complice Woudi. Ensemble, ils piègent les sons dans leur diversité, sur les marchés de Belleville ou à la foire aux huîtres,…Il y en a qui ont leur boîte à couture, elle c’est une boîte à son, et lorsqu’elle les ressort, ils enrichissent non seulement la partition musicale, mais aussi son imaginaire. A la manière des jardiniers japonais, Anne-Laure Rouxel recompose les éléments de la vie en des chorégraphies qui ont la légèreté et la grâce d’un envol de passereaux.

En 2004, elle redescend des étoiles où elle interprétait le ballet des particules cosmiques. La princesse Galatée, s’est changée en fleur de tiaré. Escale est faite sur l’île d’Hawaii pour une rencontre avec son maître à danser du Pacifique : Sandra Kilohana Silve. Les deux danseuses racontent l’histoire d’Hopo’e, fille aînée de Dame Nature, poétesse du mouvement qui, de ses danses accompagnées de poèmes, exprimait l’essence de la mer, le vol des oiseaux, le mouvement des vagues…