Géant et Minuscule

Géant et Minuscule

Géant et Minuscule

Cie ACTA

Création 1992 – Reprise 2011

Le 21 mars à Enghien-les-Bains

À qui appartiennent ces yeux immenses qui apparaissent dans le ciel des Minuscules ?
À des enfants. Les voici transformés en GÉANTS le temps du spectacle.
Les Minuscules vivent à l’intérieur de petits mondes dans un univers à leur mesure : neuf mondes que les enfants spectateurs vont
découvrir et toucher. Les Minuscules ont peur du regard des Géants. Iga, l’un d’eux, Minuscule devenu Géant après avoir
reçu une goutte de pluie, parviendra-t-il à concilier Géants et Minuscules ?

Conception et mise en scène : Agnès Desfosses
Ecriture : Yves Nilly
Scénographie : Patricia Lacoulonche et Claire Girard – Reprise 2011 : Patricia Lacoulonche
Costumes : Christine Buard – Reprise 2011 : Gaëtan Leudière
Lumière : François Martineau
Musique : Ivan Khaladji
Comédiens: Joey Köhnke et Hugues Baudoin – en alternance

Partenaires en 1992: DRAC Ile-de-France, Conseil Général du Val d’Oise, Ville de Villiers-le-Bel, DSQ Villiers-le-Bel, FAS, La Coupole, scène nationale de Sénart, La Ferme du Buisson, centre d’art et de culture de Marne-la-Vallée
Coproduction 2011 : ACTA, Compagnie conventionnée : Ministère de la Culture DRAC Ile-de-France, Conseil Général du Val d’Oise, Ville de Villiers-le-Bel.
ACTA est subventionnée par le Conseil Régional d’Ile-de-France dans le cadre d’une convention de permanence artistique.

La chronique

Qui est le petit, qui est le grand ? Qui est celui qui sait, qui est celui qui ignore ? Et si nous étions tous semblables absorbés par les mêmes émotions ? Agnès Desfosses place petits et grands face à des mondes qui effacent la différence d’âge et de taille. A l’intérieur d’un tipi, nous devenons tous des géants démesurés confrontés à de petites planètes qu’il nous faudra apprendre à rencontrer, avec nos yeux, nos mains, notre corps trop grands pour elles. Cachées sous des tissus, elles sont autant d’univers à apprivoiser. Certaines se protègent, se calfeutrent, se méfient de nous, d’autres, au contraire, sont dans l’attente d’une rencontre inédite. Lentement, avec délicatesse, elles passent de main en main. On les explore intimidés par leur petitesse, on en prend soin, on se les raconte entre chuchotements et cris d’émerveillement. Par leurs ouvertures plus ou moins grandes, elles dévoilent leurs couleurs, leurs matières, leur géographie intérieure. Chacune d’elles laisse entendre des murmures, une musique, une vie quasi invisible qui nous renvoie à des fragments d’émotions essentielles, le bonheur, la tristesse, la peur, la fête… Instants fragiles, instants précieux, entre ces mondes et nous, des liens se tissent, celui de la menace de la destruction, mais aussi celui d’un même désir de préserver la beauté indicible… Ce spectacle est l’une des premières créations d’Agnès Desfosses à destination des tout-petits. Vingt ans plus tard, il repose avec la même actualité la question de la place que nous attribuons à l’autre, qui est le petit ? qui est le grand ?