En Corps

En Corps

Un spectacle de Laurent Dupont en collaboration avec Agnès Desfosses Compagnie ACTA

Création mars 2012, Danse –Chant – Image – Tout public dès 4 ans

Quatre artistes puisent leur inspiration dans le cirque et la corrida, les chants et les paysages sonores des traditions tziganes et andalouses. Ils s’engagent dans le plaisir du jeu pour donner corps à des images où pulse un souvenir d’enfance : « Assis dans un coin d’atelier, blottis contre mon père, je regardais Ismaël de la Serna peindre tout en fredonnant les flamencos de sa jeunesse…»

EN CORPS est une fresque vivante métissant la danse, la musique et la voix avec les artifices projetés en direct par la peinture numérique inspirée de Picasso et de Vélasquez:

« Dans l’espace intime de son atelier, un peintre accueille un danseur et une chanteuse, sujets de sa nouvelle composition . Sous le regard du maître des lieux, ils se lancent éperdument dans une série d’évocations inspirées aux arts forains, où se conjuguent, défilés d’animaux, mascarades, combats engagés jusqu’ à ce que le peintre entre à son tour dans le jeu, happé dans cette toile de relations ! »

EN CORPS résonne de la fraîcheur d’un son, celui prononcé pour négocier avec l’autre un désir ou une attente…dès l’orée de la vie… : « Encore ?! »

EN CORPS est une composition visuelle et sonore en constant devenir dédiée aux petits et aux grands en témoignage de cet instant jubilatoire… Ce spectacle est le fruit d’un compagnonnage généreux partagé dans différentes créations avec ces quatre artistes impliqués dans des formes d’art contemporain : Marie Fraschina, chanteuse, David Liver, plasticien performer, Thierry Maboang, danseur et Mathieu Fiorentini, sound designer.

Equipe artistique :
Mise en scène: Laurent Dupont
Avec la collaboration artistique d’Agnès Desfosses                                     Dramaturgie de l’image: David Liver

sur  scène:
Chant: Marie Fraschina
Danse: Thierry Maboang
Jeu et Live-painting: David Liver

Musique : Mathieu Fiorentini
Son : François Piednoir
Scénographie : Patricia Lacoulonche

TÉLÉCHARGER LE DOSSIER DU SPECTACLE ICI

LES DATES DE TOURNÉE 2014-2015

Crédit photo : Agnès Desfosses © ADAGP Paris, 2012 (ou 2013 suivant l’année de diffusion)

Coproduction : ACTA, Compagnie conventionnée : DRAC Ile-de-France – Ministère de la Culture et de la Communication, Conseil Général du Val d’Oise, Ville de Villiers-le-Bel. Avec le soutien de la Drac Ile-de-France au titre de l’aide à la production dramatique et du Conseil Régional d’Ile-de-France dans le cadre d’une convention de permanence artistique Avec l’aide à la création de la Communauté de Communes Sud Pays Basque.

Cette création est le premier volet d’un projet triennal qui choisit de mettre en miroir l’enfance et l’adolescence, deux seuils de la vie où le corps se transforme et se cherche pour tendre vers la construction de son identité. « En Corps » évoque cette étape charnière où l’enfant éprouve la nécessité gourmande de renaître autrement. « Encore ! « C’est le souhait qu’il invoque pour poursuivre son cheminement de vie vers d’autres possibles. Pour donner à voir et à éprouver cette soif de renaissance, trois artistes, une chanteuse, un danseur et un peintre composent en direct des paysages sonores et visuels qu’ils co-inventent en permanence. Entre eux, il n’y a pas de hiérarchie, pas de clivage entre le féminin et le masculin, leur enjeu est de réussir à répondre dans un apport réciproque au désir d’explorer l’ailleurs. Réunis dans un même atelier, où sont tendus trois grandes toiles blanches, ils puisent dans une imprégnation commune de la vitalité de la culture espagnole le geste, le rythme, la voix, les couleurs pour s’embarquer ensemble dans les plaisirs du cirque, de la corrida, des arts forains. Tout s’écrit dans une interaction constante des propositions de chacun : la peinture numérique projetée inspirée de Picasso ou de Vélasquez, les chants improvisés de traditions tziganes et andalouses, l’écriture chorégraphique puissante du danseur. Le maillage de ces expressions, associé à l’utilisation d’objets inspirés de Calder, mais aussi d’éventails ou de porte-voix, participe à la création d’univers qui modifient les apparences et ouvrent de nouvelles représentations de ce qu’ils sont. Par tableaux successifs, tout se crée puis tout s’efface dans une énergie partagée. « Encore ? » demande l’un, « oui, encore », répond l’autre. Assis ensemble sur un même petit banc, ils reprennent leur souffle avant de se lancer à nouveau dans des arènes de lumière qu’ils viennent habiter de leur appétit de découverte d’eux-mêmes et de l’autre.

Dominique Duthuit

Le Devoir – Montréal

Incandescences et autres intensités Le festival Méli’môme invitait cette année au dépassement et à l’ouverture. Reims — C’est presque l’été ici et l’intensité avec laquelle tout se bouscule pour trouver sa place au soleil semble se refléter directement sur la programmation de Méli’môme : à plein plexus solaire! En termes plus clairs et un peu moins énervés, disons que j’ai été complètement soufflé au moins trois ou quatre fois depuis que l’on s’est parlé mardi dernier. Dans les faits, presque une dizaine de spectacles se sont rajoutés depuis, mais il faut surtout noter parmi tout cela deux purs petits chefs d’oeuvre sans oublier plusieurs pierres précieuses… dont une québécoise. Audaces Attachez vos ceintures, on y va d’abord avec deux spectacles exceptionnels qui repoussent littéralement les frontières assignées au théâtre pour jeunes publics. Des productions inclassables qui allient toutes deux, de façon fort différentes, une foule d’approches mettant en relief le travail exceptionnel de deux piliers de Méli’môme et du jeune public en général : Laurent Dupont et Ève Ledig. (…) Commençons par le En corps de Laurent Dupont, un spectacle incandescent que l’on aura l’occasion de voir à Coups de théâtre cet automne. C’est en fait une sorte de tornade dont on sort le souffle coupé, galvanisé plutôt par une orgie de couleurs, de musique et de mouvement sur fond de corrida et de jeux d’enfants. Un mot clé ici : intensité! En regroupant les trois comédiens de deux de ses derniers spectacles (Plis sons, Moi seul), Laurent Dupont pousse l’audace encore plus loin. En corpsest une salve permanente dans laquelle les enfants (dès 4 ans!) se voient proposer une histoire qu’ils doivent inventer eux-mêmes puisqu’on ne leur donne sur scène que des points de repère récurrents. Tout se conjugue en termes d’énergie et d’intensité dans cette fresque tourbillonnante reposant à chaque instant sur le brio des trois comédiens. On pourrait parler aussi du décor d’une extrême simplicité qui suggère tous les espaces de jeux possibles avec ses rideaux rouges et ses arcanes, ou encore de la figure du taureau qui catalyse rapidement l’attention des spectateurs … mais on vous laisse le plaisir de découvrir cette production époustouflante lors des prochains Coups de théâtre en novembre. (…)

Michel Bélair, Le Devoir

 

Les commentaires sont clos.